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Quand le cœur déborde: le secret de l’abondance

Quand le cœur déborde: le secret de l’abondance

Dans le monde matériel on pense que, lorsqu’on donne de quelque chose, il en reste moins pour soi. Est-ce bien vrai? Et si oui, la même loi s’applique-t-elle au monde spirituel? Megha Bajajaj nous raconte comment elle a découvert le secret de l’abondance.

 

Plus vous donnez de quelque chose, plus vous en avez à disposition. Plus vous aimez les autres, plus vous rencontrez de l’amour dans votre vie. Plus vous répandez du bonheur, plus celui-ci vous trouve. C’est comme les fleurs qui embaument. Si vous offrez des roses à quelqu’un, vos doigts restent imprégnés de leur parfum.

Selon les mots du grand Rûmî, «Ce que vous cherchez vous cherche». Plus jeune, je n’arrivais pas à saisir la profondeur de ces mots. Même maintenant, je ne saurais affirmer avoir compris tout leur sens, bien que je m’en sente plus proche.

À l’école, j’avais deux amies. Au fil du temps, nous nous sommes perdues de vue. J’aspirais profondément à retrouver cette amitié, mais je ne savais comment m’y prendre. J’ai toujours pensé que les autres devaient me solliciter, et qu’alors seulement je pouvais leur donner tout de moi. Je ne prenais jamais l’initiative… j’imagine que c’était une sorte de mécanisme de défense. J’ai donc attendu qu’elles me contactent, mais elles ne l’ont pas fait.

Après des années d’attente, je me suis décidée à faire le premier pas. Je me trouvais stupide d’espérer que quelque chose se passe, alors que j’avais les moyens de le provoquer. Je leur ai envoyé des messages à plusieurs reprises. Toutes les deux m’ont répondu poliment, mais de façon plutôt tiède. Mon conditionnement habituel m’aurait incitée à laisser tomber mais, sans ces deux amies, mon cœur se sentait incomplet.

Quand j’ai commencé à prendre conscience des lois spirituelles, et en particulier du fait que l’amour est inconditionnel et ne dépend pas de la réaction de l’autre, j’ai poursuivi mes tentatives. Je pense qu’au début mes amies restaient distantes parce qu’elles ne savaient que répondre; pour ma part, plus j’étais aimante et donnante, mieux je me sentais. J’ai donc continué.

Selon les mots du grand Rûmî, «Ce que vous cherchez vous cherche». Plus jeune, je n’arrivais pas à saisir la profondeur de ces mots. Même maintenant, je ne saurais affirmer avoir compris tout leur sens, bien que je m’en sente plus proche.

Avec le temps, ces relations qui semblaient avoir perdu toute leur intensité ont repris vie. Nous avons recommencé à nous parler, nous nous sommes même rencontrées en tête-à-tête. Nous avons compris que la profondeur de nos échanges était une chose dont nous ne voulions plus nous passer. Elles ont répondu à l’amour, et aujourd’hui ces deux relations font à nouveau partie intégrante de ma vie. Nous nous enrichissons mutuellement de façon merveilleuse.

J’ai ainsi réalisé combien il est important de développer un cœur aimant pour attirer une profusion d’amour dans nos vies. Lorsqu’on reste dans son coin, à espérer, désirer, attendre et se languir, rien ne se passe. Il nous faut laisser tomber nos défenses et notre ego, quitter les schémas habituels, et aimer comme nous ne l’avons encore jamais fait. Que les choses changent à l’extérieur ou non, ce qui compte c’est ce qui nous habite. On se sent riche quand on a le cœur plein d’amour.On a un sentiment d’abondance, et cela attire l’abondance à soi.

J’adore le sentiment d’aimer. Et j’ai l’intention de m’y livrer bien plus encore. Et vous?

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Megha Bajajaj

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